L’ancienne
ville:
A la fin du 19ème siècle et
dans les premières années de 20ème,
L'ancienne médina
d'Oujda, qui atteignit une superficie de 25 ha en 1880 abrite
plusieurs monuments de valeur historique indéniable, était
entourée d’une ceinture de jardins plantés d’oliviers, ceinture
épaisse de mille mètres en certains endroits. Chaque jardin
était clos d’un mur en pisé de 1,80m à 2 mètres de haut percé de
nombreux trous. Ces jardins constituaient donc un système de
défense appréciable, qu’on avait renforcé dans les années 1880
par la construction de murailles en pisé de 6 à 7 mètres de
hauteur, formant une enceinte continue percée de deux portes
diamétralement opposées, et doublée d’un fossé large et profond
creusé pour construire le mur.
En 1885 :
L’ancienne ville se divisait en six quartiers, ou homa, séparés
entre eux par de grandes portes, placées en travers de la rue et
fermées la nuit. Chaque quartier a ses biens publics, ses
mosquées, son fondouk (auberge-écurie), ses bains maures, etc.
Il est administré par un notable appelé Mokaddem-el-homa, agent
de surveillance qui relève de l’Amel. Les six quartiers d’Oujda
sont :
- Au nord : Les
Oulad-Lhassen, Les Oulad-Amran, Les Ahl-Oujda.
- Au centre : Le
quartier juif, appelé Mellah.
- Au sud-est :
les Cheikian, ces derniers habitent les abords du Djammé, ou
grande mosquée.
- Au sud-ouest ;
Les Oulad el Kadi.
Dans cette ancienne médina, plusieurs monuments attirent
également l'attention: la Casbah, Dar Al Makhzen, Dar Al
Bacha,... et l'Ecole Sidi Ziane. Cette dernière fondée en 1907
mérite une mention particulière: c'est une école
franco-musulmane qui fut le premier établissement scolaire
moderne au Maroc.
Portes de
la ville:
Quatre portes, correspondant aux quatre points cardinaux,
permettent l’accès à l’extérieur. Au nord, Bab Oulad Amran et
les pistes menant chez les Beni Snassen.
A l’est, Bab
Sidi Abd el Ouahab, donnant accès aux chemins muletiers de
Marnia et de Sidi Zaher, ainsi qu’à la route de sidi Yahiya. Son
nom tire est celui du vénéré saint Sidi Abdelouahab (XIVème
siècle) dont le tombeau se trouve tout prés à l' intérieur de
l'enceinte .
Au sud, Bab
Sidi Aissa (saint enterré sur la colline du château d'eau),
Actuellement bab El Gharbi, d’où convergent les routes menant
chez les Mehaia et les Zekkara et se dirigeant sur Sidi Moussa
et Ras et Ain.
A l’ouest, Bab el Khemis, la porte d’accès aux voitures qui,
venant de Marnia, tournent l’oasis au nord ; c’est de là que
partent les pistes vers Aioun Sidi Mellouk et Ain Sfa.