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Une économie en éveil
L'Agriculture :
L’agriculture prédomine dans l’Oriental employant 34% de la population active. Au nord, la céréaliculture, les cultures industrielles, maraîchères et fruitières sont prépondérantes grâce au barrage Mohamed V. On y pratique aussi l’élevage ovin et bovin ainsi que de l’élevage avicole hors-sol. Alors que dans la partie sud, le pastoralisme domine l’activité du monde rural. Elevage ovin dans la région d’ Aïn Bni Mathar Les Hauts Plateaux de l’Oriental représentent 5 millions d’hectares d’une vaste zone steppique, « consacrée au parcours de petits ruminants et exploitée de manière collective »[1] L’élevage de mouton, de chèvre, de dromadaires est une activité très importante et peut parfois être la seule source de revenu pour les nomades par exemple. Elevage de dromadaires près d’ Abbou Lakhal Dans les oasis du sud, la culture du palmier, l’agriculture irriguée permettent de survivre. Bassin d’irrigation à Figuig La forêtLa surface boisée, constituée de chênes verts, de résineux, de thuya…, représente 126 741 hectares.[2] Forêt des Bni Snassen Quant à la forêt naturelle, elle est composée d’alfa dont 70% se trouve dans la région de Figuig. La pêcheSur le littoral méditerranéen, la pêche côtière, la pêche artisanale ainsi que l’aquaculture connaissent un réel essor dû principalement à l’augmentation de la production du port de Béni N’sar . Il faut noter que la quasi-totalité de la pêche est destinée à la consommation locale. Pêcheurs au Cap des Trois Fourches L’industrie et l’artisanatLes activités industrielles et artisanales, quant à elles, ne représentent que 21,4% de la population active car elles manquent d’infrastructures lui permettant une réelle expansion. Cependant, il existe quelques grandes unités industrielles, installées sous l’impulsion de l’Etat comme : - La Cimenterie de l'Oriental (province de Taourirt). - La Coopérative laitière de l'Oriental (à Oujda). Artisanat de Figuig et sa région L'Oriental compte près de 300 unités industrielles dont une centaine à Oujda et une quatre-vingtaine à Nador, unités qui emploient environ 7 000 personnes.[3] L’artisanat se développe depuis quelques temps mais il se heurte à l’absence de réels débouchés, au manque de communication. Le secteur tertiaireLe secteur tertiaire arrive en tête, en terme d'emploi, avec 42 % de la population active. Cependant l’activité commerciale dans cette région frontalière est hypertrophique compte tenu de la contrebande. En effet, les échanges frontaliers illégaux font vivre une partie importante de la population. A ces ressources, il faut ajouter la part importante des capitaux que les MRE injectent dans l’économie locale. Ce qui explique, le nombre important de banques dans l’Oriental et en fait une place financière reconnue. Le tourismeLa région de l’Oriental reste ignorée encore des guides touristiques malgré la richesse de son potentiel touristiques et de sa capacité d’accueil (nombreux hôtels classés dans la région) Le projet Mediterranea Saidia constitue l’un des grands enjeux de développement touristique de la région. [1] BEN SOUDA, La Lutte contre la désertification au Maroc, une constante dans les plans de développement économique et social du royaume, www.unesco.org [2] [3] fr.wikipedia.org |








