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La Cour suprême a ordonné dimanche au procureur de s'expliquer sur l'accord conclu avec l'ex-président accusé de harcèlement sexuel, qui lui permet d'échapper à la prison. Plusieurs organisations féministes ont estimé que ce compromis était "irrecevable" et "choquant" pour l'opinion publique.
- le 01/07/2007 - Saisie en appel par plusieurs organisations féministes, la Cour suprême d'Israël a ordonné dimanche le report du dépôt de l'acte d'accusation contre Moshé Katzav et donné 24 heures au Procureur général de l'Etat pour s'expliquer sur le compromis conclu avec l'ex-président, qui lui permet d'échapper à la prison. Selon ce compromis conclu avec le Parquet, Moshé Katzav a reconnu sa responsabilité pour "harcèlement sexuel", "actes indécents" et "subornation de témoin". Le procureur a en contrepartie renoncé à l'accuser de viol, arguant de "manque de preuves suffisamment solides" et de "l'intérêt de l'Etat". Le procureur a pourtant lui-même qualifié l'ex président de "délinquant sexuel multirécidiviste" et affirmé publiquement qu'il avait "menti" au cours de l'enquête, faisant allusion à ses proclamations d'innocence. Le Parquet a ensuite averti Moshé Katzav qu'il devrait clairement reconnaître devant le tribunal les charges retenues contre lui, faute de quoi le compromis serait annulé. Eprouvé par un an de révélations scandaleuses, l'ancien président a tenté de se disculper en indiquant avoir accepté ce compromis "pour épargner des souffrances supplémentaires à sa famille". Le Mouvement pour la bonne gouvernance et plusieurs organisations féministes ont estimé que ce compromis était "irrecevable" et "choquant" pour l'opinion publique. "Il m'a fait la cour, me suppliant de céder. C'était pathétique" Une ancienne employée de Moshé Katzav à l'époque où il était ministre du Tourisme (1998-1999), a pour la première fois raconté dimanche comment ce dernier l'a harcelée, bien que mariée. "Pendant six mois, il m'a fait la cour, multipliant compliments, déclarations passionnées, cadeaux, promesses et gestes déplacés, menaces voilées, me suppliant de céder. C'était pathétique", a-t-elle affirmé. Répondant à l'appel d'organisations féministes, plus de 20.000 personnes ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv contre le compromis conclu le procureur. Plusieurs initiatives ont d'autre part été lancées à la Knesset (Parlement) visant à priver d'une partie de leurs privilèges les officiels israéliens jugés coupables de délits ou crimes infamants. Ce procès sans précédent d'un ex-chef de l'Etat répondant de graves délits sexuels devait normalement débuter dimanche au Tribunal de police de Jérusalem, après l'entrée en vigueur de la démission de Moshé Katzav présentée vendredi. Mais, la Cour suprême risque par son arrêt pris dimanche de gripper la machine judiciaire et de retarder le jour où le tribunal de police de Jérusalem pourra lire l'acte d'accusation restreint. En tant qu'ancien président, Moshé Katzav a droit à une confortable pension mensuelle de 11.200 dollars, d'un bureau, de deux secrétaires, d'une voiture et d'un chauffeur, ainsi que d'un appartement de fonctions et d'un défraiement de ses communications téléphoniques, soit environ 235.000 dollars par an. D'après agence Etats-Unis/Russie : Alors que les relations russo-américaines sont au plus bas, les deux dirigeants se retrouvent dimanche soir dans la maison familiale des Bush.
Jamais sans doute depuis la fin de la guerre froide les relations entre Etats-Unis et Russie n'avaient été aussi mauvaises. Le dîner auquel George W. Bush a convié ce dimanche Vladimir Poutine dans sa résidence familiale de Kennebunkport, sur la côte Atlantique, s'annonçait plutôt réfrigérant. Même si le président américain a prévu au menu du homard, spécialité locale incontournable, pour essayer de faire oublier à son hôte l'amertume du projet américain de bouclier antimissile, ou celui non moins âpre du dossier Kosovo... Depuis quelques semaines, les deux dirigeants multiplient les amabilités. Le 9 mai, dans un discours sur la Place rouge, Vladimir Poutine traçait un parallèle entre la politique des Etats-Unis et celle du IIIe Reich. Le 5 juin, à Prague, George W. Bush fustigeait l'état de la démocratie en Russie, où "on a fait dérailler les réformes autrefois promises". Bush père pour accueillir Poutine à sa descente d'avion Les dossiers les plus difficiles seront donc sur la table. Concernant le projet américain d'installation d'un radar en République tchèque et de missiles intercepteurs en Pologne, visant à protéger les alliés européens contre la menace "d'Etats voyous" comme l'Iran, le président russe compte bien avoir une réponse à sa contre-proposition faite le 8 juin. Vladimir Poutine avait évoqué comme alternative l'utilisation commune d'une station radar exploitée par la Russie en Azerbaïdjan, mais depuis, aucune réaction officielle de Washington. L'indépendance du Kosovo (Bush la défend, Poutine s'y oppose) sera sûrement évoquée entre la poire et le fromage. De même que les dossiers explosifs des programmes nucléaires iranien et nord-coréen... Mais surtout, ce dîner détendu devait, espère-t-on à Washington, permettre aux deux hommes d'améliorer leurs relations personnelles dans l'intérêt bien compris de la diplomatie des deux pays. Bush père lui-même, qui avait déjà l'habitude d'inviter les grands de ce monde dans la fameuse résidence de Kennebunkport, devrait accueillir le président russe à sa descente d'avion dimanche après-midi, et l'emmener avec son fils le lendemain sur son bateau. Ce qui a déjà permis à Dmitri Peskov, porte-parole adjoint du Kremlin, de commenter, avec un optimisme de circonstance : "Des présidents au bord de la guerre froide ne s'invitent pas dans la maison de leur père". D'après agence Le gouvernement britannique, confirmant l'hypothèse d'un attentat, a relevé son niveau d'alerte terroriste au stade "critique", son maximum. Vendredi, la police avait déjà déjoué un double attentat à Londres, en découvrant deux Mercedes piégées. 01/07/2007
Par :AC /Londres Un nouvel attentat est attendu de façon "imminente". Londres ne cachait pas son inquiétude samedi soir, en relevant à "critique" le niveau d'alerte terroriste, son maximum au Royaume-Uni. Cette décision a été prise à l'issue d'une nouvelle réunion du comité de crise anti-terrorisme "Cobra", qui rassemble en cas de crise touchant à la sécurité nationale les responsables des principaux organes du gouvernement, les services de renseignement (MI5, MI6) et Scotland Yard. Depuis 48 heures, le Royaume-Uni vit en effet à nouveau dans la psychose d'une vague d'attentats terroristes. Vendredi, la police a déjoué un double attentat à Londres et samedi, une voiture en feu a percuté un terminal de l'aéroport de Glasgow, dans le sud de l'Ecosse. Samedi soir, le nouveau Premier ministre Gordon Brown a fini par reconnaître que l'attaque du terminal était bien un "attentat", alors que les autorités parlaient jusque là "d'incident sérieux". L'attaque s'est produite vers 15h, heure locale, quand une voiture a pénétré à l'intérieur du terminal, en feu. Le conducteur du véhicule et le passager ont rapidement été arrêtés, tandis que le terminal était évacué et que tous les vols étaient suspendus. "Ce n'était pas un accident, c'était une attaque" Au cours de l'après-midi, plusieurs témoins de l'incident s'accordaient pour dire qu'il s'agissait bien d'un attentat. Les premiers témoins ont précisé que le véhicule en feu était un 4X4, une jeep Cherokee, et que deux hommes se trouvaient à bord. Un homme, dont les vêtements étaient en feu, serait sorti du véhicule avant d'être immobilisé par des passagers. "Lorsque je suis allé dans le bâtiment principal, il y avait un 4X4 qui encastré dans le bâtiment. Il était en feu et à ce moment-là, tout le monde paniquait", a expliqué un témoin, qui se trouvait dans le terminal au moment de l'incident. "La police et les services de sécurité luttaient avec un homme. Ils l'ont ensuite emmené", a-t-il ajouté. "Une voiture a traversé le terre-plein central et s'est encastrée dans le bâtiment. Selon moi, il s'agissait d'une attaque délibérée, ces gens avaient l'intention de faire beaucoup de dégâts", a déclaré Ian Crosby, un témoin, sur BBC News. "Nous avons immédiatement pensé qu'il s'agissait d'un attentat terroriste. Ce n'était pas un accident, c'était une attaque", a-t-il ajouté. "Cela ressemblait à des cocktails Molotov" Une jeune femme, qui était avec son petit ami a assisté à l'incident : "Nous avons vu une Cherokee verte se diriger vers la porte principale de l'aéroport mais elle s'est encastrée. Ils essayaient à l'évidence de pénétrer à l'intérieur de l'aéroport mais leurs roues patinaient et de la fumée s'en dégageait". "Un des hommes, je crois qu'il s'agissait du conducteur, a extrait (du véhicule) un bidon d'essence et l'a versé sous la voiture. Il y a ensuite mis le feu", a-t-elle poursuivi. Décrivant les récipients qu'il a aperçus, un autre témoin a indiqué que "cela ressemblait à des cocktails Molotov". La sécurité a été renforcée dans de nombreux aéroports du Royaume-Uni, ainsi qu'aux Etats-Unis. La Maison Blanche a annoncé samedi une présence policière et sécuritaire renforcée dans les aéroports, précisant cependant que le niveau d'alerte antiterroriste restait inchangé et qu'il n'existait "aucune indication d'une menace précise ou crédible" contre le pays.
Hong Kong fête les
dix ans de sa rétrocession à la Chine
"Un pays, deux
systèmes", la Chine tient officiellement à maintenir ce
principe à Hong Kong. Mais dans les faits, elle garde la
main-mise sur le petit territoire. L'ex-colonie
britannique a fêté en grande pompe ce dimanche le
dixième anniversaire de son retour dans le giron
chinois. Et pour l'occasion, le chef de l'exécutif de
Hong Kong, Donald Tsang, a été reconduit pour cinq ans
dans ses fonctions.
Vibromasseurs au nom de footballeurs: dommages-intérêts pour Kahn et Ballack
BERLIN (AFP) - Le géant allemand de l'érotisme, Beate Uhse, doit verser 50.000 euros de dommages-intérêts à chacun des joueurs allemands de football Michael Ballack et Oliver Kahn pour avoir commercialisé un modèle de vibromasseurs faisant allusion à leurs noms pendant le Mondial-2006. Les trois parties ont réglé leur différend à l'amiable devant le tribunal de grande instance de Hambourg. L'entreprise avait commercialisé dans trois de ses sex-shops un modèle de vibromasseurs baptisé "Michael B." et "Olli K." en allusion au capitaine de l'équipe d'Allemagne et à l'emblématique capitaine et gardien de but du Bayern Munich. Les deux joueurs, qui avaient porté plainte pour atteinte au droit de la personne, avaient exigé 60.000 euros de dommages-intérêts. Allemagne: les électeurs de Brême envoient un avertissement aux partis de la coalition Les partis de la grande coalition sortante à Brême, SPD à gauche et CDU à droite, ont fortement régressé lors du seul scrutin régional de l'année en Allemagne. Le SPD peut mathématiquement s'allier aux verts qui font une percée. Malgré sa faible représentativité, ce scrutin est perçu par la presse allemande comme un avertissement lancé aux partis au pouvoir à Berlin. L'élection régionale hier à Brême, marquée par une faible participation (58%) qui plus est dans le Land le plus petit d'Allemagne, aura au moins montré que ni la CDU chrétienne-démocrate ni le SPD social-démocrate ne profitent d'un soutien des électeurs dès lors qu'ils sont ensemble au pouvoir. Les deux partis formant la coalition sortante dans la ville hanséatique ont été sanctionnés par les électeurs, au profit des petits partis, et la presse allemande commentait en majorité ce matin ces résultats comme un avertissement sans frais aux mêmes partis alliés pour diriger le pays à Berlin. Pour ce qui constituait le seul scrutin régional de l'année en Allemagne, le SPD demeure le premier parti avec 36,8% des voix mais régresse de 5,5 points par rapport à 2003. La CDU de la chancelière Angela Merkel obtient 25,7%, contre 29,9% il y a quatre ans. La percée est nette chez les Verts à 16,4%, soit un saut de près 3,6 points et leur record dans un scrutin régional à Brême. La grande surprise vient des néo-communistes qui quintuplent pratiquement leur score précédent avec 8,4% des suffrages, ce qui leur permet de siéger pour la première fois dans un parlement d'un Land de l'ex-Allemagne de l'Ouest. Il comptera aussi des représentants libéraux (FDP ) et d'extrême droite (DVU), en vertu des spécificités du système électoral. L'avertissement vaut surtout pour la CDU qui présentait un candidat jeune mais sans véritable charisme. Les bons résultats économiques dans le pays, dont la ville profite aussi, et la popularité d'Angela Merkel dirigeant la grande coalition à Berlin, ne lui auront pas apporté de bonus électoral. Dans une ville très endettée, au chômage massif (13%, dont 18% dans la partie portuaire de la ville à Bremerhaven) avec dans son cortège une misère sociale très présente, le scrutin n'épargne pas le SPD qui dirige sans discontinuer le Land depuis 1946. Selon la presse allemande, le SPD va davantage chercher après ce scrutin à se profiler à Berlin vis-à-vis du partenaire CDU notamment sur les questions sociales, économiques et de société. A Brême, le maire réélu Jens Böhrnsen peut décider de rompre la grande coalition en place depuis douze ans et tenter une alliance avec les verts. Ce qui serait un renouveau après que cette coalition ait disparu du paysage politique régional et fédéral en 2005. Et le signal qu'une alliance "rouge-verte" comme celle dirigée par Gerhard Schröder (SPD) à Berlin de 1998 à 2005 pourrait être une alternative en vue des prochaines législatives de 2009. Les prochains tests électoraux prévus au printemps 2008 dans quatre Etats régionaux dirigés par la CDU (Basse-Saxe, Bavière, Hambourg et Hesse) permettront de se faire une idée plus claire de la possible future recomposition du paysage politique allemand. Jean-Philippe Lacour, à Berlin Une femme morte découverte momifiée chez elle MADRID (AP) - Un homme qui avait acquis un logement aux enchères en Catalogne a découvert en visitant les lieux le cadavre momifié de la propriétaire, apparemment morte dans son canapé vers 2001, date à laquelle elle avait cessé de rembourser son emprunt immobilier, a-t-on appris de source policière mardi. Personne n'avait signalé la disparition de cette femme âgée d'une cinquantaine d'années, coupée de ses enfants, a expliqué un responsable policier ayant requis l'anonymat. La propriétaire passait beaucoup de temps chez sa mère à Madrid et l'appartement se trouve à Roses, dans le nord-est de l'Espagne, où nombre de logements sont loués à des touristes qui vont et viennent, mais il semble que la banque n'ait jamais envoyé personne sur place avant de procéder à la saisie, a remarqué cette source. Jordi Giro, quant à lui, a acheté l'appartement la semaine dernière et s'y est rendu samedi pour la première fois afin de vérifier s'il n'avait pas été endommagé par un incendie récent dans l'immeuble. AP Un soldat américain jugé par contumace accuse Giuliana Sgrena NEW YORK (Reuters) - Un soldat américain jugé par contumace à Rome pour le meurtre d'un agent du renseignement italien en Irak a déclaré lundi n'avoir rien fait de mal et a imputé sa mort à la journaliste italienne que Nicola Calipari était venu secourir. Washington a refusé de livrer Mario Lozano, qui est membre de la Garde nationale. La justice italienne le juge donc par contumace pour avoir tué Calipari alors qu'il escortait Giuliana Sgrena, une journaliste italienne détenue en otage en Irak qui venait d'être libérée, vers l'aéroport de Bagdad en 2005. Lozano était posté à un barrage sur la route menant à l'aéroport de Bagdad. Il dit avoir ouvert le feu sur la voiture transportant Calipari et Sgrena car son chauffeur avait ignoré ses tirs de semonce et refusé de s'arrêter. Dans un entretien accordé à Reuters, le soldat impute à la journaliste la mort de l'agent secret car, selon lui, elle s'est mise dans une situation l'exposant à un enlèvement. Elle a été kidnappée alors qu'elle réalisait des interviews devant l'Université de Bagdad, et détenue pendant un mois. "A cause d'elle j'ai porté le deuil dans une autre famille. C'est sa faute, je ne voulais pas causer du tort à cet homme, je ne faisais que mon travail", a déclaré Lozano, qui se trouvait en Irak depuis six mois au moment des faits. Des procureurs italiens tentent aussi de condamner Lozano pour tentative de meurtre sur Sgrena, journaliste du quotidien Il Manifesto, proche du Parti communiste, et sur un autre agent de renseignement italien qui conduisait la voiture. "UNE QUESTION DE SURVIE" "C'est effrayant, parce que maintenant je ne peux pas quitter mon pays", a déclaré Lozano lors de cet entretien réalisé dans le bureau de son avocat, Ed Hayes, à Manhattan. "Je me sens comme un prisonnier dans mon propre pays, presque comme un prisonnier de guerre." Le procès ce militaire de 37 ans, qui a débuté le 17 avril, a repris brièvement lundi puis a été ajourné au 10 juillet pour des raisons de procédure. Des problèmes techniques ont empêché jusqu'ici le début des plaidoiries. L'affaire a envenimé les relations entre Rome et Washington. L'armée de terre américaine défend Lozano dans le procès. Si les autorités italiennes reconnaissent que le décès de Calipari était un accident, elles reprochent à l'armée américaine d'avoir placé des soldats inexpérimentés à ce barrage. Le militaire, qui travaille toujours dans la Garde nationale à New York, a critiqué Sgrena, lui reprochant d'avoir "essayé de (le) présenter comme un soldat irréfléchi". "Je n'ai jamais, au grand jamais, agi contre quelqu'un en Irak qui ne le méritait pas", a-t-il ajouté. Lozano affirme que 20 ou 30 voitures ont franchi le barrage érigé pour renforcer la sécurité à l'occasion d'un déplacement de l'ambassadeur des Etats-Unis John Negroponte. "Cette voiture n'a pas voulu s'arrêter. Je l'ai éclairée, j'ai effectué un tir d'avertissement et je ne comprends pas pourquoi la voiture ne s'est pas arrêtée", a-t-il dit. "Je n'avais pas d'autre choix que de faire quelque chose." Peu après sa libération, Sgrena a laissé entendre qu'elle-même et les agents italiens pourraient avoir été pris pour cible parce que les Etats-Unis sont opposés à la politique de Rome consistant à négocier avec les preneurs d'otages. "C'est quelque chose que tout soldat, et tout être humain, aurait fait à ma place, une question de survie", a déclaré Lozano. "Personne ne veut mourir. Et moi le dernier." Fillette disparue au Portugal: un suspect mis en examen LISBONNE (AP) - La police a mis un homme en examen dans le cadre de son enquête sur la disparition le 3 mai dernier d'une fillette britannique de quatre ans dans le sud du Portugal, a affirmé mardi l'agence de presse Lusa, citant des sources policières non identifiées. La police a refusé de le confirmer ou de l'infirmer. L'homme, selon Lusa, serait l'une des trois personnes interrogées lundi soir à Portimao après la perquisition d'une villa proche de l'hôtel de Praia da Luz d'où a disparu la petite Madeleine McCann. Des ordinateurs et téléphones auraient été saisis par la police, qui privilégie la thèse de l'enlèvement. La fillette a disparu alors que ses parents dînaient, laissant également dans la chambre son frère et sa soeur de deux ans. Le couple se trouve toujours à l'hôtel. Un appel à contribution a été lancé afin d'offrir une récompense pour retrouver Madeleine, et selon les médias britanniques, le total des promesses de dons s'élève à quelque 2,6 millions de livres Sterling (3,8 millions d'euros). Des célébrités se sont mobilisées, comme l'écrivain J.K. Rowling, auteur de la série "Harry Potter", et le riche homme d'affaires Richard Branson. Des personnalités comme le joueur de football David Beckham ont participé à une campagne d'appels à témoins, à la télévision notamment. AP Ouverture du procès de la catastrophe aérienne d'Uberlingen Par EuroNews
Le procès de la catastrophe aérienne
d'Uberlingen s'est ouvert ce mardi en Suisse dimanche 13 mai 2007, 21h06 Turquie: un million de personnes à une nouvelle manifestation pro-laïcité IZMIR (AFP) - Plus d'un million de Turcs ont manifesté dimanche à Izmir, dans l'Ouest de la Turquie, pour proclamer leur attachement à la laïcité et maintenir la pression sur le gouvernement turc en lui demandant de ne pas mêler la religion à la politique, a constaté un correspondant de l'AFP. Les manifestants, qui brandissaient des portraits du fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk, se sont réunis sur une place d'Izmir, la troisième plus grande ville de Turquie, située au bord de la mer Egée. Des centaines de manifestants étaient également installés sur des bateaux naviguant à proximité de la côte, décorés du drapeau national rouge et blanc, tandis que d'autres s'étaient installés sur les balcons et les toits des immeubles pour crier des slogans. Environ 3.000 policiers avaient été mobilisés pour surveiller les manifestants dans la ville où une personne avait été tuée et au moins 14 blessées samedi matin par une explosion apparemment d'origine criminelle sur un marché. Des responsables de la police ont indiqué ne pas avoir fait un décompte précis des manifestants mais estimé leur nombre à plus d'un million de personnes. Le trafic aérien a été interdit au-dessus de la ville et des navires des garde-côtes patrouillaient au large d'Izmir. "La Turquie est laïque et le restera", criaient les manifestants en reprenant les slogans des précédentes manifestations de masses organisées à Ankara, Istanbul et à Manisa, dans l'ouest du pays. "Unité contre la bigoterie", "Suivons la voie d'Ataturk", proclamaient les banderoles des manifestants. Pourtant, en dépit de l'importante affluence à la manifestation, le rassemblement à Izmir a fini dans la déception pour beaucoup de manifestants, les chefs des partis de centre-gauche n'ayant pas répondu à leurs espérances de voir une alliance contre le Parti de la Justice et du Développement (AKP au pouvoir) aux prochaines élections du 22 juillet. Parmi ces leaders de centre-gauche, Deniz Baykal, dirigeant du Parti républicain du peuple (CHP), principale formation de l'opposition, et Zeki Sezer, le dirigeant du petit parti de la gauche démocratique, ont participé à la manifestation. "Unité, unité", criait la foule, alors que M. Baykal et M. Sezer ne se sont à aucun moment rapproché dans la manifestation. Les partis traditionnels turcs sont notoirement éclatés. Aucun d'entre eux, à l'exception du CHP, n'était parvenu lors des élections de 2002 à obtenir plus de 10% des voix au niveau national, ce qui avait permis à l'AKP d'avoir presque deux-tiers des sièges au parlement tout en ayant gagner seulement 34% des voix. La tentative de l'AKP de faire élire le chef de la diplomatie Abdullah Gül, un ancien islamiste, à la présidence de la république a déclenché ces dernières semaines de vives protestations des milieux laïques turcs. L'armée a ainsi menacé dans un communiqué d'intervenir en cas d'atteinte à la laïcité du régime. Faute de quorum en raison d'un boycottage de l'opposition, M. Gül s'est retiré de la compétition et le parlement turc a adopté jeudi une réforme controversée de la constitution prévoyant l'élection du président au suffrage universel. Le CHP est contre cette réforme estimant qu'un débat au sein de la population est indispensable avant de modifier les équilibres institutionnels. Cependant, selon des sondages d'opinion, AKP resterait néanmoins le parti le plus populaire de Turquie.
La juge en charge de l'enquête sur la mort de Diana écarte toute sollicitation de'Elizabeth II LONDRES (AP) - La juge britannique dirigeant l'enquête sur la mort de la princesse Diana et de Dodi al-Fayed à Paris en 1997 a rejeté mardi l'hypothèse de solliciter la reine Elizabeth II pour des informations. "Je pense qu'on a jamais entendu parler de quelque chose comme ça", a déclaré Elizabeth Butler-Sloss, ancienne juge d'affaires familiales qui quittera cette année ses fonctions de responsable de l'enquête. L'idée de solliciter Elizabeth II avait été avancée par les avocats de Mohamed al-Fayed, père de Dodi, sur la base d'une déclaration de l'ancien valet de Diana, Paul Burrell. Celui-ci affirme que la reine l'avait prévenu de l'existence de "puissances à l'oeuvre dans ce pays dont nous n'avons pas connaissance". Selon Michael Mansfield, avocat d'Al-Fayed, les documents de la police fournis à son équipe ne font pas mention de ces déclarations et la reine devait donc être sollicitée pour s'expliquer sur ces allégations. Mohamed al-Fayed a toujours affirmé que son fils et Diana, morts dans un accident de la route à Paris le 31 août 1997, avaient été victimes d'un complot au plus haut sommet de l'Etat britannique. AP Rice rencontre Poutine pour l'assurer qu'il n'y a pas de "Guerre froide" Par Karim TALBI MOSCOU (AFP) - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a rencontré mardi le président Vladimir Poutine pour tenter de décrisper les relations entre la Russie et les Etats-Unis qui ont de plus en plus un air de Guerre froide malgré les dénégations de Washington. M. Poutine a reçu Mme Rice dans sa résidence de Novo-Ogarevo, dans la banlieue de Moscou, a indiqué à l'AFP un porte-parole du Kremlin. La secrétaire d'Etat américaine devait ensuite avoir un dîner de travail avec son homologue Sergueï Lavrov, suivi d'une conférence de presse. Du projet de bouclier antimissile américain en Europe - couplé à l'influence croissante de l'Otan dans l'ancien glacis soviétique - aux critiques récurrentes des Etats-Unis sur le recul de la démocratie en Russie, les sujets de désaccord ne manquent pas. Dans ce contexte, Mme Rice, qui s'est inquiétée dernièrement de la "concentration des pouvoirs au Kremlin", a rencontré dans la matinée cinq représentants de la société civile russe, mais aucune des grandes figures des droits de l'Homme en Russie. Selon le rédacteur en chef du quotidien Nezavissimaïa Gazeta, Konstantin Remtchoukov, présent à cette rencontre, des représentants de fonds de bienfaisance et des financiers ainsi qu'un responsable du parti libéral SPS avaient été conviés. Il s'agissait notamment d'Igor Iourgens, patron du groupe d'investissement Renaissance Capital, d'Irina Iassina, ancienne directrice de l'ONG "Russie Ouverte" financée par l'ex-Pdg du groupe pétrolier Ioukos aujourd'hui en prison, Mikhaïl Khodorkovski, et de Léonid Gozmane dont le parti, le SPS, n'est plus représenté au Parlement depuis 2003. En revanche, les responsables des ONG russes les plus en vue, de Lioudmila Alexeïeva du Groupe Helsinki à Memorial, ont assuré à l'AFP n'avoir pas rencontré Mme Rice. "Tout le monde était d'accord pour dire que les Etats-Unis devraient moduler le ton de leurs déclarations et être prudents dans le langage qu'ils utilisent ou alors leurs bonnes intentions pourront s'avérer contre-productives", a déclaré à l'AFP un des participants, Andreï Kortounov, du Fonds Nouvelle Eurasie. Ce que font les Etats-Unis "ne sert pas nécessairement" leurs "intérêts", a estimé M. Kortounov, dont l'ONG est en partie financée par le Département d'Etat américain et l'Union européenne. Venue à Moscou pour tenter d'apaiser les relations russo-américaines, Mme Rice a rejeté lundi soir l'idée d'une "nouvelle Guerre froide", alors que M. Poutine veut réinstaller son pays sur le devant de la scène internationale. "En tant que personne qui a vécu cette période, en tant que spécialiste, je pense que le parallèle n'a tout simplement pas lieu d'être", a déclaré la secrétaire d'Etat, ancienne soviétologue. Le Kremlin accuse la Maison Blanche de vouloir relancer la course aux armements. En cause, le projet de déployer dix intercepteurs de missiles en Pologne, couplés à un radar ultra-sophistiqué en République Tchèque. Alors que la Maison Blanche jure qu'il vise à défendre l'Europe d'une attaque des Etats "parias" comme l'Iran, Moscou crie à la menace à ses portes et a déjà annoncé une suspension du Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), un des textes clés garantissant la sécurité en Europe. Mardi matin, le quotidien Izvestia, proche du Kremlin, comparait la visite de Mme Rice à celle de son prédécesseur Henry Kissinger dans les années 70 en pleine Guerre froide. "Les positions de Kissinger étaient basées sur l'acceptation de la réalité des circonstances politiques. Et ce réalisme n'est plus à l'oeuvre dans la politique de Washington aujourd'hui", affirmait le quotidien.
mardi 15 mai 2007, 5h24 Le directeur de la police colombienne contraint à la démission après la révélation d'un scandale d'écoutes BOGOTA (AP) - Le chef de la police colombienne et le directeur des renseignements policiers ont été contraints de démissionner lundi après que les autorités ont révélé que des responsables de la police ont illégalement mis sur écoute des dirigeants de l'opposition, des journalistes et des membres du gouvernement. "Cette procédure est totalement inacceptable, illégale et contraire à la politique du gouvernement", pouvait-on lire dans un communiqué diffusé lundi soir par les services du président Alvaro Uribe. Cette déclaration précise que le gouvernement a demandé et reçu les lettres de démission des généraux Jorge Daniel et Guillermo Chaves. Le nouveau directeur de la police nationale est le général Oscar Naranjo, qui a travaillé étroitement avec les Etats-Unis dans la lutte contre les cartels de drogue. AP Japon: une paire de melons frais vendus 12.500 euros aux enchères TOKYO (AFP) - Si grand est le goût des Japonais pour les fruits frais que deux gros melons ont été vendus mardi au plus offrant pour une somme record de deux millions de yens (12.500 euros), soit l'équivalent d'une douzaine de téléviseurs à écran plat. Les fruits, pesant ensemble 4,5 kilos, avaient été mis aux enchères lors d'une vente annuelle par la ville de Yubari (nord du Japon), réputée pour ses melons. Ils ont été achetés par un grand magasin de Sapporo qui compte les revendre au même prix. Ironie de l'histoire: la ville de Yubari, un ancien centre minier déshérité, est en banqueroute. "Il est de coutume de gratifier les cultivateurs d'un prix élevé le premier jour des enchères. Mais cette année, on a atteint des sommets par rapport à l'an dernier, quand les premiers melons étaient partis pour 800.000 yens (5.000 euros), a commenté un spécialiste des marchés agricoles. Sans atteindre de telles sommes, les fruits produits au Japon sont généralement très chers, comparés au reste du monde, allant par exemple jusqu'à plus de six euros pour une seule pomme en pleine saison.
Législatives aux Philippines: 126 morts, enquête sur de possibles fraudes MANILLE (AFP) - Cent vingt-six personnes sont mortes avant et pendant les élections législatives de mi-mandat lundi aux Philippines, ont indiqué mardi les autorités, annonçant le lancement d'une enquête sur la possibilité de fraude. La plupart des meurtres ont été commis depuis le début de la campagne, en janvier, mais près d'une dizaine de personnes ont été tuées le jour-même du scrutin, a précisé la police.
Lors des élections de mi-mandat de 2001, 111 personnes avaient été tuées. 148 personnes avaient trouvé la mort pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2004. Lundi, jusqu'à cent mille électeurs n'ont pas pu voter dans le sud de l'archipel en raison de menaces de violences ou par manque de bulletins de vote, après le vol de certains d'entre eux par des bandes armées, a regretté la Commission électorale nationale. "Malgré le renforcement du dispositif de sécurité, des responsables de bureaux de vote ont refusé d'accomplir leur mission par crainte pour leur sécurité", a indiqué un responsable de la Commission, Rene Sarmiento. Dans un vote présenté comme un référendum contre la présidente Gloria Arroyo, quelque 45 millions d'électeurs étaient appelés à renouveler la moitié des 24 sénateurs, l'ensemble des 275 sièges à la Chambre des représentants ainsi que 81 gouverneurs de province, 118 maires de grandes villes et des milliers de responsables locaux. Le responsable de la Commission électorale nationale, Benjamin Abalos, a reconnu que "de nombreuses personnes ont été privées de leur droit de vote". "Il pourrait ne pas s'agir d'un nombre important mais... nous ne pouvons pas fermer les yeux", a-t-il ajouté. La Commission a mis en oeuvre une équipe spéciale afin d'enquêter sur des allégations de fraude et 110 tribunaux spéciaux ont été ouverts à travers l'archipel dans la perspective de l'afflux de plaintes qui fait traditionnellement suite aux élections philippines. Les résultats du vote ne devraient pas être connus avant plusieurs semaines, le décompte se faisant manuellement. Selon les commentateurs, les partisans de la présidente Arroyo pourraient garder la majorité à la Chambre des représentants, tandis que l'opposition conserverait le contrôle du Sénat, aux pouvoirs moins importants. ILLE (AFP) - Cent vingt-six personnes sont mortes avant et pendant les élections législatives de mi-mandat lundi aux Philippines, ont indiqué mardi les autorités, annonçant le lancement d'une enquête sur la possibilité de fraude. La plupart des meurtres ont été commis depuis le début de la campagne, en janvier, mais près d'une dizaine de personnes ont été tuées le jour-même du scrutin, a précisé la police. Lors des élections de mi-mandat de 2001, 111 personnes avaient été tuées. 148 personnes avaient trouvé la mort pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2004. Lundi, jusqu'à cent mille électeurs n'ont pas pu voter dans le sud de l'archipel en raison de menaces de violences ou par manque de bulletins de vote, après le vol de certains d'entre eux par des bandes armées, a regretté la Commission électorale nationale. "Malgré le renforcement du dispositif de sécurité, des responsables de bureaux de vote ont refusé d'accomplir leur mission par crainte pour leur sécurité", a indiqué un responsable de la Commission, Rene Sarmiento. Dans un vote présenté comme un référendum contre la présidente Gloria Arroyo, quelque 45 millions d'électeurs étaient appelés à renouveler la moitié des 24 sénateurs, l'ensemble des 275 sièges à la Chambre des représentants ainsi que 81 gouverneurs de province, 118 maires de grandes villes et des milliers de responsables locaux. Le responsable de la Commission électorale nationale, Benjamin Abalos, a reconnu que "de nombreuses personnes ont été privées de leur droit de vote". "Il pourrait ne pas s'agir d'un nombre important mais... nous ne pouvons pas fermer les yeux", a-t-il ajouté. La Commission a mis en oeuvre une équipe spéciale afin d'enquêter sur des allégations de fraude et 110 tribunaux spéciaux ont été ouverts à travers l'archipel dans la perspective de l'afflux de plaintes qui fait traditionnellement suite aux élections philippines. Les résultats du vote ne devraient pas être connus avant plusieurs semaines, le décompte se faisant manuellement. Selon les commentateurs, les partisans de la présidente Arroyo pourraient garder la majorité à la Chambre des représentants, tandis que l'opposition conserverait le contrôle du Sénat, aux pouvoirs moins importants. mardi 15 mai 2007, 13h45 Par EuroNews
Un attentat a frappé la ville pakistanaise de
Peshawar
12 ans d’élysée Ils assurent aujourd'hui n'avoir ni "rancune" ni "haine". Pourtant, en plus de trente ans, les relations entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont été tumultueuses. Pour la course à sa succession, Jacques Chirac a apporté "tout naturellement" son soutien à Nicolas Sarkozy. Mais ce soutien a été jugé tiède et Nicolas Sarkozy n'a pas cité une seule fois le nom de son ancien mentor le soir de son élection. Le dernier hommage public de Nicolas Sarkozy à Jacques Chirac remonte au 14 janvier 2007 dans son discours d'investiture comme candidat UMP. "Je veux dire mon respect à Jacques Chirac qui, en 1975 à Nice, m'a offert mon premier discours". Nicolas Sarkozy ne choisit pas ces mots au hasard. Ils lui permettent de rappeler que ce jour-là, Jacques Chirac lui avait "offert" cinq minutes à la tribune et qu'il avait monopolisé le micro près d'une demi-heure. Une attitude qui révèle son goût de la concurrence. De son côté, Jacques Chirac se souvient dans un récent livre d'entretiens avec Pierre Péan du "jeune militant de Neuilly, qui s'est politiquement engagé à plein pour moi" et auquel il met le pied à l'étrier pour prendre à 28 ans la mairie de la ville. Mais qui, déjà, aurait laissé poindre l'ingratitude... "A peine élu, Sarkozy n'a cessé d'expliquer que je n'y étais pour rien. Ca aurait dû faire tilt", poursuit Jacques Chirac. "Je décide, il exécute" Quelques années plus tard, en 1995, sonne l'heure de la trahison. Nicolas Sarkozy soutient Edouard Balladur et non Jacques Chirac pour la présidentielle. C'est la rupture. Jacques Chirac livre son analyse à Pierre Péan: "Sarkozy est très ambitieux, et comme il est très intelligent, il considère que tout doit être mis au service de ses objectifs". Et quand on lui parle de "coups de poignard" en politique, c'est le nom de son ancien protégé qui vient, même si c'est pour dire : "je me fous éperdument de Sarkozy ou tel autre..." Mis à l'écart après la défaite, le maire de Neuilly attend son heure. Il revient au gouvernement en 2002 mais ses ambitions affichées lui vaudront de nouveaux ennuis. Sèchement remis à sa place par le président Chirac -"je décide, il exécute"-, il doit démissionner en novembre 2004 pour prendre la tête de l'UMP contre la volonté du chef de l'Etat. Il revient triomphalement sept mois plus tard, en tant que numéro 2 du gouvernement et toujours président de l'UMP. Malgré les querelles, Nicolas Sarkozy réussit à rallier à sa candidature la quasi-totalité des chiraquiens et était le seul candidat à l'investiture UMP. Pour certains observateurs, les relations entre les deux hommes ont été ce point tumultueuses parce qu'ils se ressemblent. "Si vous regardez bien, il y a beaucoup de points de convergence", reconnaît d'ailleurs Jacques Chirac. "Au fond, peut-être que ce tempérament lui en rappelle un autre", renchérit Nicolas Sarkozy. (D'après agenc
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